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Stadium Mag Mars_Avril 2017 · Document lié

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             M
                                     Une équipe p
               SUR
     ZO     O

                                           les prochai
     Le 17 décembre dernier lors de l’Assemblée Générale élective de la Ligue, les clubs
     franciliens ont décidé, à près de 70 %, de faire confiance à la liste menée par le Président
     sortant, Jamel Sandjak. Une équipe renouvelée, encore plus féminisée et bâtie pour relever
     les nouveaux défis des quatre années à venir.




      Le nouveau Comité Directeur de la Ligue autour du Président Jamel Sandjak, Bruno Fouchet (Vice-Président
      délégué), Ahmed Bouajaj (Secrétaire Général), Valérie Colin (Trésorière), Brigitte Hamon, Joëlle Monlouis, Christine
      Aubere, Ghislaine Yesli-Kerrad, Stéphanie Frappart, Rosan Royan, Philippe Couchoux, Jean-Claude Daix, Gilbert
      Mathieu et les présidents de district membres de droit : Philippe Collot (77), Jean-Pierre Meurillon (78), François
      Thisserant (91), François Charrasse (92), Nasser Gammoudi (93), Thierry Mercier (94), Claude Delforge (95).




     L
           es clubs franciliens ont pris leur décision. Celle de plé- de six femmes sur quatorze membres. Une quasi-parité qui
           bisciter à près de 70 %, lors de l’Assemblée Générale démontre bien cette volonté de féminiser l’instance de di-
           élective de la Ligue du 17 décembre dernier, l’action rection non par principe mais pour lui apporter toute la
     de l’équipe menée par le Président Sandjak. Si c’est évi- compétence liée à la diversité des genres mais aussi des
     demment sur la cohérence d’un projet que les clubs se sont origines. Du changement donc mais qui s’inscrit dans une
     exprimés, ils ont aussi salué l’excellent bilan des quatre certaine continuité puisque si quelques visages ont
     dernières années écoulées. Et le résul-                                            changé, le capitaine du bateau, le Pré-
     tat est sans appel. Fort de cette légiti-
                                                      Du changement dans la             sident Sandjak, reste bien évidemment
     mité, le nouveau Comité Directeur de la                   continuité               à la barre en compagnie notamment de
     Ligue a pris ses fonctions au 1er janvier dernier. Même si son Secrétaire Général, Ahmed Bouajaj, précieux homme
     la composition de la nouvelle équipe s’inscrit dans un désir de terrain et premier interlocuteur des clubs. Un duo com-
     de continuité, elle est aussi le symbole de cette volonté af- pétent et complémentaire entouré par des hommes et des
     fichée d’évoluer avec de nouvelles personnes, riches de femmes qui ont aussi fait leur preuve lors de la dernière
     leurs expériences, qui viendront également apporter leur mandature à l’image de Brigitte Hamon, Rosan Royan, Phi-
     regard neuf et leurs idées pour permettre à notre Ligue de lippe Couchoux ou Gilbert Mathieu. Stéphanie Frappart,
     poursuivre sa transformation. Représentation des clubs. première arbitre féminine à officier en Ligue 2, continuera
     Diversité et complémentarité des compétences. Féminisa- à apporter à l’arbitrage francilien toute son expertise. S’il
     tion encore plus accentuée. Voici ce qui caractérise, en ne s’agit pas, à proprement parler, d’un petit nouveau,
     quelques mots, le nouveau Comité Directeur de la Ligue Bruno Fouchet amènera dans sa nouvelle fonction de Vice-
     de Paris Ile-de-France. Avec six nou-                                                Président délégué toute sa sensibilité
                                                        Six femmes sur quatorze
     veaux membres qui symbolisent parfaite-                                              d’ancien Président de District. Ces
     ment ces orientations puisque trois                         membres                  hommes et ces femmes qui se
     d’entre eux, Daniel Voisin, Christine Aubere et Valérie connaissent bien vont donc poursuivre leur travail avec tou-
     Colin, sont des présidents et des présidentes de clubs jours la même préoccupation principale de mettre le club
     aguerris. Mais également parce qu’avec les arrivées de Va- au centre de tout. Ils partageront cette priorité avec les six
     lérie Colin, Joëlle Monlouis, Christine Aubere et Ghislaine nouveaux membres de l’équipe avec qui nous vous propo-
     Yesli Kerrad, le Comité Directeur est désormais composé sons de faire plus ample connaissance.

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rête à relever
ns défis
                                             Valérie Colin :
               « Tout cela repose sur la passion »
 Apprendre et comprendre. Voilà ce qui anime le quotidien de Valérie Colin. Dans sa vie professionnelle où son rôle de Directrice d’une
 grosse agence bancaire lui confère d’importantes responsabilités. Mais aussi dans sa vie de bénévole qu’elle exerce depuis huit
 ans au sein du club du RC Joinville. Une activité dans le football amateur qu’elle a connu par le biais de ses enfants mais
 également de son mari, éducateur, aujourd’hui Directeur Sportif de ce club de 750 licenciés. D’abord trésorière de
 l’association, Valérie Colin a été cooptée pour prendre le 26 janvier 2012 la Présidence. « J’ai accepté car je n’ai pas voulu
 me défiler face aux responsabilités », souligne-t-elle d’emblée. « On ne se
 bousculait pas et le club était en danger. Il y avait derrière des éducateurs, La conscience du rôle
 qui avaient fait confiance à l’équipe dirigeante, des gamins qui voulaient social que tient le club
 continuer à jouer. C’était important de ne pas laisser tomber. J’ai pleinement
 conscience du rôle social que nous tenons ». Elle est donc allée comme à son habitude au-delà des difficultés pour mettre
 son expérience en termes de finance, de management et de formation au service de son club. « Et ce n’est pas tous les
 jours faciles », reconnait-elle. « Nous sommes soumis à de nombreux problèmes au quotidien. Manque d’engagement
 bénévole, d’infrastructures, d’aide des politiques, la liste est longue. Et c’est parfois pesant. Si nous continuons c’est parce que
 tout cela repose sur la passion ». C’est ce qui la fait encore avancer aujourd’hui. A l’image de cette nouvelle responsabilité qu’elle a
 acceptée en devenant la trésorière de la Ligue. Elle espère dans cette nouvelle fonction apporter son expertise financière mais également trouver des clés, au
 contact de l’institution, qui pourraient permettre aussi d’aider les clubs. Apprendre et comprendre pour mieux agir.




                                         Joëlle Monlouis :
                              « Aider les clubs franciliens »
           Avec sa filiation et ses aptitudes, elle ne pouvait pas échapper au sport. Joëlle Monlouis y a été plongé dès son plus jeune âge, avec un papa
           qui aurait pu effectuer une carrière de footballeur pro. Avec aussi une passion et un talent pour l’athlétisme qui la mènera jusqu’au championnat
                                  de France. Et comme si cela ne suffisait pas, sa tête bien faite lui a permis également d’entreprendre de brillantes études
                                       de droit pour devenir avocate. En droit du sport bien évidemment. Comme une évidence en écho à ce terreau dans
                                          lequel elle a grandi entre son père footballeur, un cousin professionnel en NBA et une mère arbitre de football.
                                             Et c’est par cette dernière que Joëlle Monlouis va faire son entrée dans le foot amateur francilien. Danielle, sa
                                              maman, décide d’ouvrir une section féminine au sein du club de Goussainville et sollicite ses deux filles pour
                                                gonfler l’effectif. C’est comme cela qu’à 28 ans, Joëlle Monlouis va prendre sa première licence de joueuse.
                                                                                                                Elle y vivra « de superbes moments de partage,
                                                Un papa joueur et une maman arbitre de convivialité propre au football féminin. Si je
                                                                                                                connaissais en suivant mon père le milieu du
                                               foot masculin, son pendant m’était inconnu et j’ai été séduite ». Compte tenu de ses obligations
                                             professionnelles, elle devra délaisser les terrains. Mais pas le football. Et c’est tout naturellement et dans une
                                           démarche personnelle qu’elle proposera sa candidature pour intégrer la Commission des Statuts et Règlements
                                        de la Ligue. « J’avais envie de donner de mon temps et de mon expérience en matière juridique pour aider les
                                   joueurs, les clubs et la Ligue ». Ses compétences vite reconnues, ce poste au sein du nouveau Comité Directeur est
           survenu comme une évidence. Une fierté pour elle qui compte apporter toute son expertise juridique et son rôle de conseil dans sa nouvelle
           fonction. Un maillon supplémentaire dans ce lien solide et indéfectible qui la relie au sport.

                                                                                                                                                                  23
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                                         Christine Aubere :
               « Poursuivre le développement du foot
                       féminin et du futsal »
                                   C’est avant toute autre considération une amoureuse du football. Toute petite, Christine Aubere s’est pris de passion pour
                                         ce sport. Les équipes féminines jeunes n’existant pas dans les années 80, elle a dû attendre la création du premier
                                            championnat cadettes et l’ouverture d’une section féminine jeunes au PSG pour effectuer ses premiers pas en
                                              club. Retenue dans les sélections départementales et régionales, elle connaîtra le haut niveau et la D1 au sein
                                                du PSG avant qu’à 18 ans seulement la maladie ne l’empêche d’aller plus loin. Elle voudra alors mettre son
                                                                                                                                  expérience au profit du football
                                                  Elle fonde Arc-en-Ciel, une association de football amateur et créera le 1er avril
                                                  mixte qui lutte contre les discriminations                                      1997 le club d’Arc-en-Ciel, une
                                                                                                                                  association de football mixte
                                                 qui lutte contre les discriminations par le football. Mais l’appel du terrain sera là encore pour elle le plus
                                               fort. Christine Aubere retourne alors au PSG pour jouer en DH en 1998. Une transplantation l’obligera une
                                             nouvelle fois à délaisser le jeu. Mais pas le football et elle reviendra à Arc-En-Ciel pour y prendre des fonctions
                                          de coach et de dirigeante. Jusqu’à ce que le club d’Issy Foot Féminin lui propose d’intégrer le club. Christine Aubere
                                     y rechaussera une dernière fois les crampons pour une montée de PH en DHR avant d’intégrer le Conseil d’Administration
                         et de prendre la présidence en janvier 2012. « L’exemplarité, l’humilité, la rigueur, l’unité et être irréprochable sont les valeurs sur
              lesquelles je souhaite construire », souligne Christine Aubere. « J’espère pouvoir aider au sein du Comité Directeur de la Ligue à poursuivre
              le développement du foot féminin et du futsal ». Car pour cette militante la passion reste toujours intacte.




                          Ghislaine Yesli Kerrad :
                                     « Développer la médecine
                                            de terrain »
                          Elle est devenue le 1er janvier dernier le médecin référent au sein du Comité Directeur de la
                          Ligue de Paris Ile-de-France. Une trajectoire logique pour Ghislaine Yesli-Kerrad après
                          avoir été membre successivement des commissions médicales du District des Yvelines
                          et de la Ligue. C’est sous le parrainage d’Alain Frey, Médecin du sport reconnu, mais
                          aussi par le biais de ses enfants que Ghislaine Yesli-Kerrad a intégré le monde du
                          sport amateur. Basket,
                          karaté, judo et bien sûr Médecin référent de la section
                          football avec le PSG où amateur du PSG
                          elle est actuellement
                          médecin référent pour la section amateur, cette praticienne exercant au sein du
                          service Chirurgie Orthopédique du CHI Poissy et Saint-Germain-en-Laye se définit
                          avant tout comme une femme de terrain. « J’ai toujours accompagné mes enfants
                          dans leurs tournois sportifs et j’avais toujours ma trousse de soin à côté de moi »,
                          souligne Ghislaine Yesli-Kerrad. « La surveillance médicale sur le terrain constitue réellement
                          mon domaine d’intervention ». Au sein du Comité Directeur de la Ligue, elle souhaite désormais
                          « développer cette médecine de terrain. Réfléchir sur la prévention et la prise en charge de la blessure. Ainsi que
                          communiquer sur les règles d’hygiène de vie pour le sportif ». Un large champ d’intervention qui pourrait également
                          prendre encore plus d’ampleur avec un projet de consultation médicale au Campus de Morfondé.



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                     Jean-Claude Daix :
   « Valoriser la fonction d'éducateur »
Il a une très haute opinion de l’éducateur. A la hauteur de son exigence envers eux. Jean-Claude Daix, nouveau représentant des
éducateurs au sein du Comité Directeur de la Ligue, foisonne déjà d’idées pour faire avancer les choses. « Il faut faire en sorte que les
techniciens se rencontrent et que nous les réunissions le plus souvent possible afin qu’ils soient bien au fait de la
politique technique que nous souhaitons voir appliquer. Il faut donc faire en sorte de communiquer, de valoriser
la fonction, mais aussi de travailler avec les autres composantes de notre football et notamment les arbitres.
J’aimerais que les joueurs prennent conscience notamment que les éducateurs et les arbitres sont sur
la même longueur d’onde ». Jean-Claude Daix est intarissable sur le sujet à l’image de la passion qu’il
éprouve pour cette fonction de transmission. Une
passion découverte au détour d’un stage Initiateur 1 CTD de l’Essonne pendant
effectué au sein du District de l’Essonne. Le
                                                            cinq ans
déclencheur ? Un homme. Gérard Prêcheur, à l’époque
CTD et à qui il succédera quelques années plus tard. « J’ai longtemps été vraiment que joueur. J’ai eu
la chance d’évoluer à bon niveau en D3 et D4 à St-Leu, Evry et Corbeil. Puis j’ai été entraîneur-joueur à
Ste-Geneviève et je me suis dit qu’il fallait que je passe mes diplômes. C’est comme cela que je me suis
retrouvé face à Gérard Prêcheur ». Après un passage remarqué chez les féminines de Juvisy, Jean-Claude
Daix va devenir à son tour CTD de l’Essonne pendant cinq ans avant d’être obligé de réintégrer son entreprise,
Engie. Mais il rempile rapidement en tant que responsable technique de la section amateur du PSG, puis à Viry. « J’ai
longtemps entraîné des équipes première mais toujours en me préoccupant de ce qui se passait en réserve et dans les autres équipes.
J’avais besoin d’avoir cette vision globale d’un club, d’une structure, afin de pouvoir faire progresser l’ensemble », souligne-t-il. Et si
confronté à de graves problèmes personnels il a souhaité tout abandonner et notamment son poste de Président de l’Amicale des
Educateurs d’Ile-de-France, le Président Sandjak a su trouver les mots pour d’abord le soutenir dans l’épreuve puis le convaincre de
rejoindre son équipe afin d’y apporter toute son expertise




                                                 Daniel Voisin :
                              « Un challenge au quotidien »
                           L’homme de 55 ans est arrivé au football comme bon nombre de parents, en accompagnant son fils dans un
                           club. A Versailles. C’était après la Coupe du Monde 1998 et la formidable vague d’engouement qui s’en est
                                                 suivie. Daniel Voisin, qui avait joué au foot en province dans sa jeunesse, était alors plus
                                                       tourné vers la pratique de l’athlétisme. Mais il s’engage pour son fils. «D’abord on
                                                          remplit les gourdes. Puis on fait la touche. On s’occupe de la feuille de match. Et
                                                            de fil en aiguille je suis rentré au sein du Comité Directeur. Lorsque celui-ci a
                                                              démissionné suite à des problèmes financiers, nous avons pris
                                                                                                                  nos responsabilités avec
                                                               Président à Versailles depuis                      quelques parents et je me
                                                                14 ans                                            suis retrouvé Président.
                                                                                                                  C'était il y a 14 ans. C’est un
                                                              challenge au quotidien de pouvoir permettre à des jeunes de s’épanouir et
                                                             de progresser. Nous avons permis aussi à des jeunes éducateurs, sans diplôme,
                                                           de se former et de constituer aujourd’hui les éléments moteurs du club ». Un
                                                        aspect social qui lui tient à cœur et qui est aussi un trait d’union avec ses activités
                                                   professionnelles au sein du Conseil Départemental des Yvelines. Il veut désormais
                           apporter toute son expérience d’homme de terrain au sein du nouveau Comité Directeur.




                                                                                                                                                    25